« Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran » Eric-Emmanuel Schmitt

Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran Eric-Emmanuel Schmitt

Editions : Le Livre de poche
ISBN : 978-2-253-16663-4
Titre : « Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran »
Pages : 75 pages
Auteur : Eric-Emmanuel Schmitt
Genre : Contemporain

Quatrième de couverture :

Paris, années 1960.
Momo, un garçon juif de quatorze ans, devient l’ami du vieil épicier arabe de la rue Bleue pour échapper à une famille sans amour.
Mais les apparences sont trompeuses : Monsieur Ibrahim n’est pas arabe, la rue Bleue n’est pas bleue, et la vie ordinaire peut-être pas si ordinaire…

 

Mon avis :

Dans ce roman qui fait partie du Cycle de l’Invisible* , Eric-Emmanuel Schmitt nous conte une très jolie histoire d’amitié entre un jeune enfant juif et un petit épicier arabe, les deux personnages principaux et attachants de ce récit.

Momo est un enfant mal aimé par sa famille. Il part à la recherche du bonheur et de la sagesse qu’il trouve chez Monsieur Ibrahim le petit épicier arabe de la rue Bleue.

A lui seul, ce petit livre de 75 pages, au style simple et direct aborde fort habilement, bien qu’ils soient traités avec légèreté et tendresse, les thèmes de enfance mal traitée et délaissée, de l’adolescence, des apparences, de la religion, du suicide et de la mort, de l’amitié et des différences.

J’ai refermé ce livre touchant et rempli d’espoir au bout d’une petite heure de lecture. Une petite heure qui fait du bien dans ce monde qui nous entoure. J’aurais juste aimé que les instants passés en compagnie de Momo et de Monsieur Ibrahim durent un peu plus longtemps, mais ce récit fut une excellente découverte de l’auteur que je ne vais pas hésiter à poursuivre. Si vous avez eu un coup de coeur pour un de ses romans, dites le moi en commentaire et si vous avez déjà lu « Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran », dites moi quel a été votre ressenti. Si vous n’avez encore lu aucun roman de Eric-Emmanuel Schmitt, commencer par celui ci me parait être une excellente initiative.

* Le Cycle de l’Invisible, cycle qui traite des religions, comprend 6 récits écrits par E.E. Schmitt : Milarepa, Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran, Oscar et la Dame rose, L’Enfant de Noé, Le Sumo qui ne pouvait pas grossir et les Dix Enfants que Madame Ming n’a jamais eu.

 

 

 

« La bibliothèque des coeurs cabossés », Katarina Bivald

bibliotheque coeurs cabossés Katarina Bivald

La bibliothèque des coeurs cabossés – Katarina Bivald
Denoël, 2015 – Prix : 21,90€ – 496 pages
ISBN : 978-2207117750
Genre: Contemporain
Date de sortie: 15/01/2015

Résumé

Après plusieurs années d’échanges épistolaires, Sara, une jeune suédoise de 28 ans décide de rendre visite à Amy sa correspondante âgée de 55 ans. lorsqu’elle arrive dans le village de Broken Wheels petite ville de l’Iowa, Amy n’est pas là pour accueillir Sara. Sara découvre que sa correspondante vient de décéder et décide avec l’aide des habitants de Broken Wheel de rester dans la maison d’Amy et de s’intégrer à la communauté.

Sara,  aime la lecture et pour remercier les habitants de Broken Wheels de leur accueil, et redonner a la petite ville un semblant d’activité économique elle ouvre une libraire grâce aux livres possédés par sa correspondante.

Lorsque le visa de Sara vient à expiration, toute la petite vile se mobilise pour que Sara puisse rester…

 

Mon avis

Je vais d’abord commencer par ce que j’ai le moins apprécié dans cet ouvrage :

J’ai relevé beaucoup de clichés et d’idées préconçues concernant les grands lecteurs et cela m’a contrariée. En particulier ces clichés qui les rendent asociaux au regard du reste de la population. L’héroïne principale y est dépeinte avec insistances de cette manière.

J’ai regretté qu’il ne se passe pas grand chose pendant les 300 premières pages. 300 pages qui  résument les 15 lignes de la quatrième de couverture. Heureusement qu’elles nous apportent de jolies descriptions qui ont compensé ce manque d’action.

Dans ce roman, Katarina Bivald nous parle de romans, de lectures et de libraire. Il a donc tous les atouts pour séduire les amoureux de lecture. Mais lorsque l’auteur spoile en quelques lignes certaines oeuvres (par exemple Jane Eyre) , je ne peux être d’accord,

Malgré toutes les apparences cet ouvrage ne m’a pas complètement déplu, j’ai mis une bonne semaine à le terminer mais je ne l’ai pas abandonné, signe que j’y ai trouvé des points d’intérêt :

J’ai adoré l’ambiance de l’ouvrage, les descriptions absolument sublimes  et la bonne humeur de cette ennuyeuse petite ville américaine atteinte par la crise  mais  où l’on a envie de se rendre et de rencontrer ses habitants très attachants et solidaires. Des habitants qui savent entreprendre de grands projets et faire tout ce qui est en leur pouvoir pour les réussir.

La bibliothèque des coeurs cabossés est un roman qui fait du bien au moral car rempli d’optimisme et de personnages débordants de gentillesse, de tendresse et d’humour sans que cela ne tourne à la mièvrerie.

En bref 

Mon avis sur « La bibliothèque des coeurs cabossés » est mitigé, j’ai trouvé trop lente la progression du roman et convenue dès début. Mais l’histoire simple de Sara attire de tellement bons sentiments de la part de son entourage qu’elle fait du bien. Je ne pense pas qu’on puisse en retenir beaucoup plus.

« Sables noirs » 20 semaines au Turkménistan – Troubs

Sables noirs 20 semaines au Turkménistan Troubs

 

Titre : « Sables noirs » 20 semaines au Turkménistan
Auteur : Troubs
Nombre de pages : 110 pages
Editions : Futuropolis
Parution :  2015
Genre : BD – Témoignage

Quatrième de couverture

Coincé au coeur de l’Asie Centrale, le Turkménistan est l’un des états les plus secrets au monde.

Dirigé par le chef du parti unique Gurbanguly Berdimuhamedow, l’ancienne République soviétique a tissé des liens commerciaux avec la France. Et quelques liens culturels qui ont permis au dessinateur Troubs de se rendre dans ce mystérieux pays.

Au fil de ses pérégrinations, l’auteur nous fait découvrir ce pays où des architectures impressionnantes s’élèvent au dessus du désert de sables noirs.

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Je reviens ….

Depuis plusieurs mois, j’ai délaissé ce blog et je vous prie de m’en excuser. J’ai été prise par le tourbillon de la vie et de ses obligations chronophages et le temps de rédiger des chroniques me manquait cruellement.

Ces derniers mois, mon rythme de lecture s’est considérablement ralenti et mon choix d’ouvrages n’a pas été forcement très judicieux.

La bonne nouvelle est que dans les semaines qui vont suivre je vais  retrouver un peu de temps qui va me permettre de revenir progressivement sur ces pages avec de nouvelles chroniques. Une bonne nouvelle ne vient jamais seule. Le mois de juin et les vacances d’été arrivent à grands pas et pour ma part elle ne seront pas suivies d’une rentrée de plus….tout le temps de m’adonner à ma passion préférée qu’est la lecture et la partager avec vous me sera offerte à nouveau.

A très vite donc🙂

« Eleanor et Park », Rainbow Rowell

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Titre : « Eleanor et Park »
Auteur : Rainbow Rowell
Pages : 318 pages
Editions : Pocket Jeunesse
Parution : Juin 2014
Genre: Romance contemporaine, Young Adult

Résumé

1986. Lorsque Eleanor, nouvelle au lycée, trop rousse, trop ronde, s’installe à côté de lui dans le bus scolaire, Park, garçon solitaire et secret, l’ignore poliment. Pourtant, peu à peu, les deux lycéens se rapprochent, liés par leur amour des comics et des Smiths… Et qu’importe si tout le monde au lycée harcèle Eleanor et si sa vie chez elle est un véritable enfer, Park est prêt à tout pour la sortir de là.

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« Ramsès au pays des points-virgules » ; Pierre THIRY

Ramsès au pays des points-virgules

Titre : « Ramsès au pays des points-virgules »
Auteur : Pierre Thiry
Nombre de pages : 186 pages
Editions : BOD – Books on Demand
Parution : 2009
Genre : fiction

Quatrième de couverture

Quelques jours avant Noël, Alice discute avec son oncle Sigismond: un bouquiniste érudit. Elle se moque de lui car il ne connait même pas J.-K. Rowling l’auteur d’Harry Potter. Elle évoque un roman qui aurait été écrit par un certain Jérôme Boisseau : «Ramsès au pays des points-virgules». L’oncle Sigismond, n’en a jamais entendu parler. Osera-t-il avouer à sa nièce qu’il existe des écrivains dont il ignore tout? Ce roman, ce romancier existent-ils? Que raconte «Ramsès au pays des points-virgules»? Qui en est le véritable auteur? Qui est le Ramsès dont il est ici question? Les réponses à toutes ces interrogations seront elles dans ce livre? Ce volume s’adresse à tous les lecteurs de dix à cent-dix ans. On y arpentera les méandres mystérieux du château de Baskerville, on y croisera Charles Hockolmess, le chat noir qui cite sans cesse Jean de La Fontaine. On y découvrira que le lecteur autant que l’auteur ont chacun leur rôle à jouer dans la naissance d’un livre. C’est particulièrement le cas de ce livre où le lecteur est invité à mettre son grain de sel.

 

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« Tu mourras moins bête » – Quoi de neuf, Docteur Moustache ? Marion Montaigne

Marion Montaigne
Editions : Ankama
Parution : 13 septembre 2012
Titre : « Tu mourras moins bête » Tome 2 – Quoi de neuf, Docteur Moustache ?
Prix du public Cultura du Festival d’Angoulême 2013
Nombre de pages : 252 pages
Auteur : Marion Montaigne
Genre: BD

Synopsis :

Après avoir brillamment démystifié la science au cinéma, Marion Montaigne s’attaque à… votre corps ! Si vous croyez que l’apoptose est une maladie des pieds ou si vous pensez que le « stade anal » est un lieu de concert de 100 000 personnes, alors ce livre est fait pour vous !
Grâce à son programme « cinq rires et légumes par jour », la Professeure Moustache vous promet un esprit sain dans un cornichon !

Mon avis :

Après un premier tome consacré au cinéma, Marion Montaigne nous présente dans ce second tome le fonctionnement du corps humain. Chaque thème est traité en un chapitre comportant plusieurs pages de petits dessins amusants  à la présentation claire et plaisante. Les couleurs sont douces et peu agressives, l’ouvrage est très agréable à lire.

La plupart des  thèmes sont  bien choisis et bien traités et apportent  une réponse claire aux interrogations des lecteurs. Cependant quelques sujets m’ont paru totalement incongrus. Par exemple, je n’ai pas aimé la question de savoir si la la tête décapitée vit encore. Ces passages, relativement peu nombreux  ont pourtant assombri ma lecture.

Si je ressors avec un avis mitigé c’est uniquement pour cette dernière raison car j’ai  beaucoup aimé l’idée de la vulgarisation scientifique du corps humain même si elle n’est pas révolutionnaire ( la série télévisée « Il était une fois la vie » date de 1987 ) et du mélange humoristique bien documenté mais je n’ai pas été sensible à  l’interprétation de certains thèmes. Hormis ces quelques indélicatesses, j’ai apprécié l’ensemble du travail de l’auteure.
Je conserve l’envie de découvrir le tome 1, le sujet le cinéma me tente davantage. Mais si vous aimez le corps humain et ses mystères, l’humour décalé, ce livre est fait pour vous. Le docteur Moustache répondra à toutes vos interrogations.

 

« A un fil », Rainbow Rowell

A un fil de Rainbow RowellEditions : Milady Romance
Parution : 2015
Titre : « A un fil »
Auteur : Rainbow Rowell
Genre: Romance

Le mariage de Georgie et Neal bat de l’aile. Quelques jours avant de partir fêter Noël dans la famille de Neal, Georgie lui annonce qu’elle ne viendra pas, elle doit rester à Los Angeles pour terminer sa série. Neal part seul avec leurs deux enfants. C’est alors que Georgie pense avoir trouvé un moyen de communiquer avec lui et refaire le passé….

Je me suis ennuyée tout au long du livre, je n’y ai pas trouvé grand chose d’intéressant. L’histoire est une romance plutôt banale, qui met en scène des personnages communs. Les réactions de Georgie, le personnage principal du roman, sont celles d’une adolescente capricieuse, je n’ai pu m’attacher à son personnage. Même le style de l’auteur ne m’a pas convaincu, je l’ai trouvé à la hauteur de l’histoire c’est à dire plat.

J’attendais probablement beaucoup de ce roman et de cet auteur dont on a  dit tellement de bien à propos de « Eleanor and Park ». Ma déception n’en a été qu’amplifiée. Cette histoire n’était probablement pas faite du tout pour moi, je dois dire que la romance est loin …vraiment très loin d’être mon genre de prédilection et la magie n’a pas opéré, je pensais (à tort) que ce livre ferait exeption.  Le point positif c’est qu’il se lit rapidement.

« Wave », Sonali Deraniyagala

Wave de Sonali Deraniyagala Editions : Kero
Auteur : Sonali Deraniyagala
Parution : 01/09/2014
Titre : « Wave »
Nombre de pages : 278 pages
Traduction : Camille de Peretti
Genre: Témoignage autobiographique

Résumé de l’éditeur :

Le matin du 26 décembre 2004, un tsunami frappe l’Océan indien. Sonali Deraniyagala, en vacances au Sri Lanka, son pays natal, en réchappe miraculeusement. Mais, de sa famille, elle est la seule. La vague lui a pris ses parents, son mari et ses deux petits garçons. Wave raconte l’histoire de ce jour, où elle a tout perdu, et de tous ceux qui ont suivi. Les mois, les années lorsque l’insupportable déchirement du souvenir succède aux premiers moments d’horreur. La matière de ce livre, c’est la peine impalpable, indescriptible de la narratrice. Sonali Deraniyagala réussit un récit poétique, sans concession et incroyablement digne sur comment survivre à l’inimaginable.

 

Mon avis :

26 décembre 2004, au Sri Lanka, la vague qui fera plus de 200 000 victimes emporte toute la famille de Sonali Deraniyagala. Seule à survivre à cet effroyable désastre, elle perd ses deux enfants, son mari et ses parents. Elle raconte dans ce livre les 8 années qui vont suivre la tragédie et pendant lesquelles elle va devoir se reconstruire et apprendre à vivre sans sa famille.

Sonali Deraniyagala raconte chaque instant présent vécu dans la détresse et chaque instant la renvoie immédiatement dans le passé. Elle a besoin de faire le lien entre les deux périodes pour mieux comprendre et accepter la tragédie. Le sujet est difficile à aborder, mais Sonali y parvient avec pudeur malgré toute l’horreur vécue. Elle passe par le  déni de la perte de ceux qu’elle aime , le refus de vivre seule,  elle se raccroche aux souvenirs.  Ce sont ces souvenirs qui lui permettent de tenir et d’avancer dans sa réflexion. Ce livre ressemble à une thérapie  qui l’aide à s’en sortir: ici se sont les souvenirs et les retours sur le passé qui lui permettent une très lente reconstruction.

L’écriture est simple sans effet de style et convient parfaitement au sujet, le récit reste digne et bouleversant. J’ai commencé ce livre avec la crainte du choc que ce récit pourrait provoquer mais, bien que difficile, il restera inoubliable et émouvant.

Ce livre est un témoignage poignant admirable de pudeur et de sensibilité. On ressort bouleversé de la lecture, on se rend compte à quel point les petits bonheurs voire et les petits tracas du quotidien sont précieux et nécessaires. Le sujet est certes difficile, mais il est traité dans ce témoignage de façon tellement pudique qu’il mérite qu’on s’y intéresse. La force de Sonali me marquera pendant un bon moment.

« Lonely Betty » Christophe MERLIN

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Editions :  Sarbacanne,  64 pages
Parution : Août 2014
Titre : « Lonely Betty »
Dessins : Christophe MERLIN
Scénario : Joseph INCARDONA
Genre: BD – Polar

Synopsis :

Betty Holmes s’apprête à fêter ses 100 ans dans maison de retraite d’une petite ville du Maine. Betty a perdu l’usage de la parole alors, qu’institutrice, elle fut relevée de ses fonctions après la disparition de deux de ses élèves, les frères Harrys.
Lorsque le gâteau d’anniversaire arrive, Betty se met soudainement à parler…

Mon avis :

La BD « Lonely Betty » est  tirée de l’adaptation du roman « Lonely Betty » de Joseph Incardona. Nous sommes ici en présence d’un polar noir à l’ambiance particulière accentuée par des effets de colorisation.  La mise en scène est merveilleusement bien réussie et les nombreux personnages présentés ont tous un caractère bien trempé.
L’ intrigue qui nous est proposée contient de nombreuses références ( je vous laisse le plaisir de les découvrir) et constitue un bel hommage à un maitre du polar. L’idée est plutôt originale et surprenante et à le mérite de nous tenir en haleine jusqu’à la dernière page plutôt inattendue.

J’ai beaucoup aimé les superbes planches au graphisme soigné et aux couleurs profondes de toute beauté, de jolis contrastes qui concourent au plaisir d’une excellente lecture. Certaines planches ont une présentation originale  Cette BD est une belle réussite, je vous conseille de la découvrir.