« L’Apiculteur », Maxence Fermine

apiculteur
Editions : Le Livre De Poche
Nombre de pages : 221 pages
Parution : 2000
ISBN :9782253152569
Titre : « L’Apiculteur »
Auteur : Maxence Fermine
Genre : Conte Philosophique

« Alors il comprit que l’homme s’était éloigné petit à petit un peu plus de son paradis. Et il se prit à rêver de devenir une abeille. »

Résumé :

« Je recherche l’or du temps », écrivit le poète André Breton. Cette maxime aurait pu être celle d’Aurélien, héros de ce roman d’aventures initiatique. Depuis qu’une abeille a déposé sur sa ligne de vie une fine trace de pollen doré, ce jeune Provençal de la fin du xixe siècle ne rêve plus que de l’or – un or symbolique, poétique, qui représente bien plus que le métal précieux. Son rêve le décidera à se détourner des champs de lavande familiaux pour installer des ruches et fabriquer le miel le plus suave. Puis, après l’anéantissement de son travail par un violent orage, à partir pour l’Abyssinie, où l’attend une femme à la peau d’or, qu’il a vue en rêve…

Mon avis :

« L’Apiculteur » est un court conte philosophique à l’écriture simple et aux très courts chapitres de parfois moins d’une demie page, il est dominé par les couleurs jaune et or qui représentent la quête de l’absolu.  Au cours son voyage initiatique dans de lointaines contrées, Aurélien Rochefer nous amène à réfléchir sur le sens de la vie, sur nos rêves et nos passions et en tire comme morale qu’il faut vivre ses rêves et écouter son coeur mais l’on va souvent chercher très loin ce que l’on a autour de soi et que l’on ne voit pas.

Ce petit livre traite de la quête du bonheur, et au premier abord, je n’ai pas trouvé le thème original puisque c’est un thème que l’on retrouve dans de nombreux ouvrages littéraires (« L’Alchimiste » de Paulo Coelho par exemple). J’ai pourtant été agréablement surprise de découvrir  la manière particulière dont Maxence Fermine a traité le sujet au travers de son obsession des couleurs jaune et or. Ces couleurs remplissent entièrement l’ouvrage et on se laisse entrainer par la douceur du texte et on s’imagine les odeurs qui s’en dégagent.  J’ai été surprise par le style que j’attendais poétiquement plus prononcé alors que les courts chapitres desservent plutôt ce style. Ici, il n’y a point d’envolée lyrique il faut se concentrer sur les idées suggérées et laisser vagabonder son imaginaire.

Conclusion :

J’ai beaucoup aimé cette lecture qui fut agréable pour les raisons évoquées un peu plus haut mais ce n’est quand même pas un coup de coeur. La mise en page étant trop minimaliste et les thèmes abordés déjà vus  même si la manière de les transmettre fait preuve d’originalité. Il y a des lectures qui restent dans l’esprit et d’autres qui s’oublient, je pense que celle ci fera partie de celles qui restent, aussi, je vous recommande ce roman qui peut surprendre mais qui ne laisse pas indifférent.

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19 réflexions au sujet de « « L’Apiculteur », Maxence Fermine »

  1. J’avais adoré « neige » de cet auteur et tu me donnes envie de découvrir celui-ci bien qu’il soit apparemment loin du style poétique auquel on aurait pu s’attendre…

  2. Je ne connaissais pas non plus ! Cependant, je ne sais pas si j’aimerais car e livre de Coelho m’avait laissé un peu mitigé. C’est la magnifique plume de Coelho qui m’avait fait passer un excellent moment alors à voir!

  3. Après ma lecture de Neige du même auteur, j’ai très envie de lire tous ses écrits. Et ce encore plus depuis Montreuil où j’ai pu discuter avec lui, c’est un monsieur vraiment très gentil, avec qui on peut bavarder en toute simplicité.

      • J’étais très fière de pouvoir poser à ses côtés le temps d’une photo ^^
        Je ne sais pas encore si je retournerais à Montreuil, j’ai passé une bonne journée mais l’univers de la jeunesse n’est pas celui qui me botte le plus.
        J’ai hâte de voir si sur toi aussi il fait mouche ce titre.

      • J’imagine ta joie de poser à ses côtés ! L’avantage de ce salon c’est qu’il est situé pas loin de chez nous 😉 Il faut voir quels auteur(e)s seront présents pour la prochaine édition.

      • Oui, c’est vrai qu’on a un avantage de taille niveau distance. Je pense que je me déciderais lorsqu’effectivement les noms des auteurs tomberont ainsi que les bloggeurs présents. C’est une information que je vais prendre en compte également 🙂

  4. Ah mince… En lisant le sujet du roman et connaissant de réputation la plume de l’auteur, j’imaginais déjà un roman initiatique ET poétique…
    Je suis interpellée par l’obsédante présence de la couleur jaune, j’aimerais beaucoup voir comment elle est exploitée.
    J’avais emprunté « Neige » en livre-audio mais avais été obligée de le rendre avant écoute, ce n’était pourtant pas l’envie qui me manquait de découvrir ce roman dont tout le monde parle en si grand bien, et l’écoute, plutôt que la lecture, me semblait fort appropriée pour goûter cette fameuse poésie qui le caractérise.
    Je le reprendrai, c’est sûr !
    En attendant -nouvelle petite coincidence- j’ai prévu de lire au fil du mois d’aout sa trilogie pour enfants, qui a pour personnage le jeune Malo (La marchande de rêves, La Poupée de porcelaine et La fée des glaces). Les couvertures sont sublimes !

    Grosses bises 🙂

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