« La bibliothèque des coeurs cabossés », Katarina Bivald

bibliotheque coeurs cabossés Katarina Bivald

La bibliothèque des coeurs cabossés – Katarina Bivald
Denoël, 2015 – Prix : 21,90€ – 496 pages
ISBN : 978-2207117750
Genre: Contemporain
Date de sortie: 15/01/2015

Résumé

Après plusieurs années d’échanges épistolaires, Sara, une jeune suédoise de 28 ans décide de rendre visite à Amy sa correspondante âgée de 55 ans. lorsqu’elle arrive dans le village de Broken Wheels petite ville de l’Iowa, Amy n’est pas là pour accueillir Sara. Sara découvre que sa correspondante vient de décéder et décide avec l’aide des habitants de Broken Wheel de rester dans la maison d’Amy et de s’intégrer à la communauté.

Sara,  aime la lecture et pour remercier les habitants de Broken Wheels de leur accueil, et redonner a la petite ville un semblant d’activité économique elle ouvre une libraire grâce aux livres possédés par sa correspondante.

Lorsque le visa de Sara vient à expiration, toute la petite vile se mobilise pour que Sara puisse rester…

 

Mon avis

Je vais d’abord commencer par ce que j’ai le moins apprécié dans cet ouvrage :

J’ai relevé beaucoup de clichés et d’idées préconçues concernant les grands lecteurs et cela m’a contrariée. En particulier ces clichés qui les rendent asociaux au regard du reste de la population. L’héroïne principale y est dépeinte avec insistances de cette manière.

J’ai regretté qu’il ne se passe pas grand chose pendant les 300 premières pages. 300 pages qui  résument les 15 lignes de la quatrième de couverture. Heureusement qu’elles nous apportent de jolies descriptions qui ont compensé ce manque d’action.

Dans ce roman, Katarina Bivald nous parle de romans, de lectures et de libraire. Il a donc tous les atouts pour séduire les amoureux de lecture. Mais lorsque l’auteur spoile en quelques lignes certaines oeuvres (par exemple Jane Eyre) , je ne peux être d’accord,

Malgré toutes les apparences cet ouvrage ne m’a pas complètement déplu, j’ai mis une bonne semaine à le terminer mais je ne l’ai pas abandonné, signe que j’y ai trouvé des points d’intérêt :

J’ai adoré l’ambiance de l’ouvrage, les descriptions absolument sublimes  et la bonne humeur de cette ennuyeuse petite ville américaine atteinte par la crise  mais  où l’on a envie de se rendre et de rencontrer ses habitants très attachants et solidaires. Des habitants qui savent entreprendre de grands projets et faire tout ce qui est en leur pouvoir pour les réussir.

La bibliothèque des coeurs cabossés est un roman qui fait du bien au moral car rempli d’optimisme et de personnages débordants de gentillesse, de tendresse et d’humour sans que cela ne tourne à la mièvrerie.

En bref 

Mon avis sur « La bibliothèque des coeurs cabossés » est mitigé, j’ai trouvé trop lente la progression du roman et convenue dès début. Mais l’histoire simple de Sara attire de tellement bons sentiments de la part de son entourage qu’elle fait du bien. Je ne pense pas qu’on puisse en retenir beaucoup plus.

« Eleanor et Park », Rainbow Rowell

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Titre : « Eleanor et Park »
Auteur : Rainbow Rowell
Pages : 318 pages
Editions : Pocket Jeunesse
Parution : Juin 2014
Genre: Romance contemporaine, Young Adult

Résumé

1986. Lorsque Eleanor, nouvelle au lycée, trop rousse, trop ronde, s’installe à côté de lui dans le bus scolaire, Park, garçon solitaire et secret, l’ignore poliment. Pourtant, peu à peu, les deux lycéens se rapprochent, liés par leur amour des comics et des Smiths… Et qu’importe si tout le monde au lycée harcèle Eleanor et si sa vie chez elle est un véritable enfer, Park est prêt à tout pour la sortir de là.

Mon avis :  Lire la suite

« La malédiction de l’Epouvanteur », Joseph Delaney – Tome 2 de la saga L’Epouvanteur

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Editions :  Bayard Jeunesse, 362 pages
Parution : 2005
Titre : « La Malédiction de l’Epouvanteur
Auteur : Joseph Delaney
Titre original : « The Spook’s Curse »
Traduit de l’anglais par Marie-Hélène Delval.
Genre : Fantastique, Jeunesse
ISBN : 978-2-7470-1722-0

Quatrième de couverture

« Voilà six mois que tu es l’apprenti de M. Grégory, me dit maman. Tu as déjà été témoin de bien des événements. A présent, l’obscur t’a remarqué et va tenter de te neutraliser. Tu es en danger, Tom. Toutefois, rappelle-toi ceci : lorsque tu seras un homme, mon fils, ce sera au tour de l’obscur d’avoir peur, car tu ne seras plus la proie, tu seras le chasseur. C’est pour cela que je t’ai donné la vie. »
L’Epouvanteur et son apprenti, Thomas Ward, se sont rendus à Priestown pour y achever un travail. Dans les profondeurs des catacombes de la cathédrale est tapie une créature que l’Epouvanteur n’a jamais réussi à vaincre. On l’appelle le Fléau.
Tandis que Thomas et M. Grégory se préparent à mener la bataille de leur vie, il devient évident que le Fléau n’est pas leur seul ennemi. L’Inquisiteur est arrivé à Priestown. Il arpente le pays à la recherche de tous ceux qui ont affaire aux forces de l’obscur ! Thomas et son maître survivront-ils à l’horreur qui s’annonce ?

Mon avis :

Si le premier tome de la saga l’Epouvanteur posait les bases de l’histoire, dans ce second tome Joseph Delaney nous invite à rentrer dans le quotidien du travail d’un Epouvanteur et plus précisément à  partir à la recherche du Fléau dans le but de l’anéantir.

Dans ce second tome, il y a de l’action en permanence. Quelques scènes sont un peu « oppressantes ». J’ai été surprise de lire certains passages assez sanglants. Il ne faut pas perdre de vue que ce roman est dédié à la jeunesse et même s’il comporte plusieurs avertissements à destination des plus jeunes d’entre eux, j’ai trouvé plusieurs scènes anxiogènes. On y découvre le côté plus complexe et plus obscur du passé de l’épouvanteur.

Deux seuls petits regrets pour ce second tome : l’absence de l’épouvanteur sur de nombreux passages (forcément … mais je ne veux pas vous gâcher le plaisir d’en découvrir les raisons) ou Tom son apprenti rentre seul en action. Je suis restée sur ma faim concernant le passé mystérieux de la mère de Tom, j’ai l’impression que l’auteur a décidé de nous distiller ces informations au compte goutte.

En présence de l’Inquisiteur, l’atmosphère du roman est moyenâgeuse, elle mêle superstitions de l’époque et religion.

En bref :

J’ai à nouveau beaucoup aimé cette lecture agréable et rapide et je vous la recommande avant la sortie du film ( Le septième fils)  prévue pour février 2015.

« La Ballade de l’impossible » , Haruki MURAKAMI

la Ballade de l'impossible Murakami

Editions : Editions 10/18,  455 pages
Titre : « La Ballade de l’impossible »
Auteur : Haruki MURAKAMI
Genre : Drame psychologique

Résumé

Au cours d’un voyage en avion le narrateur entend la chanson Norwegian Wood des Beatles ce qui a pour effet de le plonger dans les souvenirs de ses dix-huit ans. Il était alors lycéen et son meilleur ami Kizuki s’était suicidé …..

Mon avis

Nous sommes ici dans les années 1960  et en présence d’une histoire d’amour : celle de Watanabe devenu étudiant qui retrouve Naoko l’ex petite amie de Kizuki. Kizuki était un ami commun de lycée qui s’est suicidé quelques temps auparavant.

Le thème principal du roman est le suicide et l’analyse du choc psychologique subi par l’entourage. C’est un roman sombre et triste qui n’offre que peu d’espoir. La mort rode  et entoure les différents personnages du roman, le thème du suicide revient sans cesse.
Si l’idée d’un parcours initiatique vers l’âge adulte était plutôt une bonne thématique, ce sont les  constants renvois à des scènes d’érotisme ce qui m’ont profondément déplus. Je les ai trouvés dérangeants et obsessionnels et leur présence très mal venue dans ce roman où les personnages s’expriment peu sur eux même mais où ils n’hésitent pas à s’exprimer avec leur corps.

Le personnage de Watanabe est très particulier et renfermé sur lui même. Il ne délivre aucune émotion, je n’ai pu m’y attacher. Les deux personnages féminins Naoko et Midori sont plus extraverties mais leurs univers respectifs ne présentent que peu d’intérêt.

J’ai découvert l’auteur avec ce roman et j’ai trouvé son style narratif agréable mais l’écriture très  lente où l’action n’a que peu de place et où certains passages sont ennuyants.

En bref :

Je ne comprends pas l’engouement suscité par cet ouvrage. Je n’ai que passablement apprécié ma lecture. Je ne l’ai surtout apprécié qu’à la faveur d’une très jolie plume.
Je lirai  d’autres livres de cet auteur, on m’a déjà conseillé « Kafka sur le ravage » et « 1Q84 ».
Si vous avez déjà lu cet auteur, n’hésitez pas à me donner en commentaires votre ressenti.

« Vampire Academy », Richelle Mead – Tome 1: Soeurs de sang

 

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Editions :  Castlemore,   314 pages
Titre : Saga « Vampire Academy  » Tome 1 : Soeurs de Sang.
Auteur :Richelle Mead
Genre : Comédie

Résumé :

Saint Vladimir est un lycée privé hors du commun: à l’abri des regards indiscrets, de jeunes vampires y apprennent la magie. Rose Hattaway est une Dhampir et elle doit assurer la protection de sa meilleur amie Lissa, la princesse moroï. 
Menacées au sein même de l’Académie, Lissa et Rose ont fugué ensemble,mais ont été ramenées de force derrière les hautes portes de Saint Vladimir. Entre intrigues machiavéliques, rituels nocturnes inavouables et amours interdites, elles doivent rester sur le garde: Les Strigoï, vampires immortels et ennemis jurés des Moroï, pourraient bien faire de Lissa l’une d’entre eux pour l’éternité.

Mon avis :

Sachez tout d’abord que les histoires  de vampires, de loups garous ou autres créatures ne sont pas celles que je lis d’ordinaire. Aussi,  j’ai trouvé ce livre jeunesse cité à maintes reprises dans les blogs littéraires ou les vidéos booktubesques parfait pour débuter dans ma découverte du genre.

Il est très facile  de rentrer  dans l’univers de Vampire Academy. Une fois la Mythologie intégrée, elle n’est pas très compliquée,  l’histoire se lit facilement et rapidement. Le style de l’auteur est fluide mais banal et hélas trop peu recherché à mon goût.

Dans ce livre j’ai apprécié la découverte de l’Univers de l’Academy, les informations qui permettent de construire cet univers sont distillées progressivement pendant le premier tiers du roman. C’est la partie la plus agréable du roman à découvrir.
Mais j’ai été déçue par la suite, car j’attendais de nombreux rebondissements eu égard au genre du roman et je n’ai trouvé que peu d’action. Beaucoup d’ histoires inintéressantes entre lycéens qui n’apportent rien, ni au roman, ni à l’univers. Je vais peut-être paraître un peu sévère mes quelques printemps 😉 font probablement que je n’ai rien trouvé de particulier à ce premier tome. L’Univers de la saga me paraissait pourtant prometteur mais l’intérêt s’est vite étiolé et mon envie de poursuivre la saga également. Ce fut une lecture plus que moyenne et décevante par rapport à mes attentes . Je n’envisage donc pas de  poursuivre cette saga.

Je suis à la recherche d’une saga du même genre, si vous en connaissez une, pas trop jeunesse pour éviter de nouveaux déboires, n’hésitez pas à me laisser un commentaire pour m’en faire part.

« Wonder » R.J. Palacio

 wonder

Editions : Pocket Jeunesse, 405 pages
Titre : « Wonder » traduit de l’anglais  par Jean-Daniel Brèque.
Auteur : R.J. Palacio

Quatrième de couverture

« Je m’appelle August. Je ne me décrirai pas. Quoi que vous imaginiez, c’est sans doute pire.
Né avec une malformation faciale, Auggie n’est jamais allé à l’école. A présent, pour la première fois, il va être envoyé dans un vrai collège… Pourra-t-il convaincre les élèves qu’il est comme eux, malgré tout ? »
Ne jugez pas
un livre garçon
à sa couverture sonapparence »

Mon avis

« Wonder » est un ouvrage trouvé dans le rayon jeunesse de ma médiathèque. J’ai eu envie de lire cet ouvrage après en avoir entendu des critiques élogieuses sur la blogosphère littéraires et auprès des « booktubeurs ».
C’est le premier livre écrit par R.J Palacio. Graphiste d’origine, elle dessine les couvertures pour différents auteurs. Un jour, elle croise un enfant peu ordinaire en face d’un magasin de crème glacée et décide d’écrire ce roman . Wonder est né. 
August Pulmann est un petit garçon atteint d’une maladie génétique rare qui rend son visage  difforme. L’auteur en dévoile des détails au fur et à mesure et laisse  toute place à l’imagination du lecteur. Instruit par sa maman à la maison dans le but de le protéger du regard des autres, il va faire sa première rentrée au collège.
Içi, il n’est ni question d’apitoiement ni question de fuite face à l’apparence surprenante d’August bien que les premiers contacts dans l’univers du collège n’ont pas été aisés. C’est certainement pour toutes ces raisons que le livre est agréable à lire, il reste résolument optimiste.
Une joie de vivre, une grande gentillesse et sensibilité ont permis à August d’entrainer une chaine de solidarité autour de lui, il a su rester lui même et se faire accepter tel qu’il est.
Les personnages de ce livre sont tous attachants.
August est un excellent exemple d’intégration et un beau message de tolérance et d’espoir    concernant le handicap qu’on fini par oublier tellement les réactions et le comportement du petit garçon sont saines et normales
L’écriture est fluide, l’ouvrage est bien écrit et bien traduit et l’ouvrage, il se lit rapidement, il est à la portée des jeunes adolescents mais ravira également les adultes.
Ce roman est une petite pépite et c’est une belle découverte pour ma part, pas très loin du coup de coeur !

« Le bizarre incident du chien pendant la nuit », Mark Haddon

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Editions : Pocket , 346 pages
Titre : « Le bizarre incident du chien pendant la nuit. »
Auteur : Mark Haddon, 2003

Résumé

Christopher a 15 ans 3 mois et 2 jours, il est atteint du syndrome d’Asperger. Il habite avec son père à Swindon en Angleterre. Il décide de découvrir seul qui a assassiné, Wellington, le chien de sa voisine Mme Shears.
Lorsque son père lui demande de stopper son enquête, Christopher décide de continuer……

Ce que j’en pense

Mark Haddon est né en 1962 à Northampton en Angleterre. Après avoir obtenu un diplôme de littérature anglaise, il travaille avec des enfants aux handicaps physiques et mentaux dont certains sont atteints d’autisme.

Le roman  prend  la forme d’un journal intime dans lequel Christopher raconte les évènements qui lui arrivent. Christopher examine méthodiquement les solutions qui se présentent à lui en nous présentant sa logique implacable.
Les chapitres sont courts et tous numérotés en nombres premiers car Christopher est le  rédacteur de ce journal et il aime les nombres premiers, ils sont logiques, pour lui c’est logique comme la vie. La lecture est rapide, un peu trop à mon goût, les chapitres courts ont  tendance à donner l’impression que le rythme du récit est saccadé.
Bien que cela ne soit jamais mentionné dans le récit, Christopher est autiste atteint du syndrome d’Asperger, il en a les symptômes : il n’ aime pas  être touché, il a une mémoire photographique, il excelle en calcul mental, il a un comportement compulsif et obsessionnel, il aime les maths, la logique, l’espace. Peu de personnes connaissent le fonctionnement de l’autisme et ce récit permet d’expliquer simplement ce syndrome dans des termes simples, accessibles même aux jeunes lecteurs.
L’enquête n’est qu’un prétexte à montrer l’évolution de Christopher et sa manière d’appréhender les problèmes inconnus qui se présentent à lui et de les résoudre. Les moyens de transports jouent un rôle important tout au long du récit car Christopher aime l’ordre et les plannings. Les plannings des trains et des métros définis à l’avance le rassurent. Christopher utilise des codes différents de nôtres mais sa logique est parfaite.

Je n’ai pas aimé la fin de ce livre bien que Christopher se propose à une nouvelle  vie et qu’il soit prêt pour cela est plutôt optimiste. Je l’ai par contre trouvé  bien documenté sur la manière dont fonctionnent les personnes atteintes du syndrome d’Asperger. Il nous permet de mieux comprendre les différences.  Ce livre reste une lecture bien agréable et rapide entre deux romans plus difficiles.

« La ferme des animaux », George Orwell

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Editions : Folio , 151 pages
Date de parution : premier dépôt légal décembre 1983
Titre : « La ferme des animaux »
Auteur : George Orwell

Résumé

Un certain 21 juin, dans une ferme anglaise, les animaux se révoltent et décident de chasser le propriétaire.
Le groupe le plus éloquent et le plus intelligent, celui des cochons, prend le pouvoir, chasse les humains et établit un règlement : « Tout deuxpattes est un ennemi. Tout quatrepattes ou tout volatile, un ami. Nul animal ne portera de vêtements. Nul animal ne dormira dans un lit. Nul animal ne boira d’alcool. Nul animal ne tuera un autre animal. Tous les animaux sont égaux. »
Le second groupe, celui des moutons, vaches, chevaux, et poules,  écoute le discours mais se laisse dominer par le groupe des cochons. Les cochons se montrent autoritaires et les moutons travailleurs.
Un troisième groupe, celui des chiens est dressé pour devenir le bras armé des cochons.
Rapidement, l’autoritarisme des cochons et leur excès de pouvoir grandit, ils deviennent tyranniques et font regretter aux autres animaux le temps où les humains géraient la ferme.
Seul, l’âne, un cynique  pense que « tous les animaux sont égaux, mais (il semble que cela ait été rajouté) il y en a qui le sont plus que d’autres. »

Mon avis

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