« A Mélie, sans mélo », Barbara Constantine

A Mélie sans mélo

Editions : Calmann-lévy,  244  pages
Parution : 2008
Titre : « A Mélie, sans mélo »
Auteur : Barbara Constantine
ISBN : 978-7021-3922-6

Résumé  :

Mélie a 72 ans , elle vit seule à la campagne et reçoit pour la première fois sa petite fille Clara qui vient passer des vacances d’été chez elle. Peu de temps avant l’arrivée de Clara, Mélie apprend qu’elle a un problème de santé mais décide de consacrer son été à sa petite fille afin de lui fabriquer des souvenirs.

Mon avis :

A Mélie sans mélo fait partie de ces livres, qui, au moment ou je les referme me laissent  dubitative car je suis incapable de dire si j’ai aimé ou pas.

Commençons par les raisons qui me laissent circonspecte :
Tout d’abord l’écriture, je n’ai pas adhéré au style de l’auteure. Un style haché, des phrases qui ne sont pas terminées et qui ont rendu ma lecture moins fluide que je ne l’espérais. Je n’ai pas aimé les trop nombreuses communications téléphoniques entre les personnages du roman, ou un seul interlocuteur prend la parole ce qui rend la lecture difficile car  la conversation est sous-entendue ou laissée à l’imagination du lecteur.
J’ai trouvé la progression du roman brouillon, éparpillée et je n’y ai vu qu’une succession d’anecdotes  sans liens particuliers.
Quant aux personnages, l’auteur parvient à les rendre sympathiques mais hormis les trois personnages principaux Mélie, Clara et Fanette, je n’ai pas eu envie de m’attarder plus longuement sur les personnages masculins secondaires.

Puis il y a quelques situations comiques qui égayent le roman :
Beaucoup de situations loufoques comme regarder pousser des bambous en écoutant de l’opéra ou encore de faire parler un lit qui, bien que peu crédibles, apportent une note originale à l’ouvrage et un peu de fraicheur.

Poursuivons par les aspects positifs :
J’ai bien aimé  l’idée de Mélie de fabriquer des souvenirs pour sa petite fille.
L’intérêt principal du roman est à mon sens, de voir le temps d’un été, trois générations différentes  de femmes se côtoyer, chaque génération vivant sa propre histoire d’amour, son propre été. C’est un livre dans lequel on prend le temps de s’attacher aux petits et grands plaisirs du quotidien et  voir tant de bonheurs simples est rafraichissant et rempli d’optimisme.

Conclusion :

Considérant l’imagination débordante de Mélie, je ne doute pas qu’elle  ait encore beaucoup de choses à nous raconter mais la fin de l’histoire me laisse un peu dans l’expectative. Je dois faire figure d’ « OVNI » dans la blogophère littéraire car quasiment tous les avis sont excellents et sans réserve. Je pense que ce roman avait beaucoup d’atouts pour me plaire mais que le style et la présentation de l’histoire ont fait que je n’ai pû l’apprécier à sa juste valeur. Sans être une mauvaise lecture, cette lecture ne restera pas exceptionnelle .  Elle est une petite déception par rapport à mes attentes car au fond j’ai beaucoup aimé les idées véhiculées dans l’ouvrage.

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« Et puis, Paulette… », Barbara Constantine

Etpuispaulette

Editions : Le Livre de Poche , 281 pages
Date de parution : Dépôt légal première publication avril 2013
Titre : « Et puis, Paulette… »
Auteure : Barbara Constantine

Résumé

Depuis le décès de son épouse et le départ de ses enfants, Ferdinand vit seul dans sa grande ferme. Un jour, il découvre que sa voisine Marceline à le toit de sa maison qui menace de s’effondrer et l’invite à partager une partie de la ferme.

Tout au long du roman, la ferme de Ferdinand se remplit, Guy l’ami devenu veuf s’installe dans la ferme, puis c’est au tour des soeurs Lumière ainsi que de Muriel une jeune étudiante et Kim, les générations se mélangent et la ferme reprend vie.

C’est en toute dernière page du roman que l’on apprend qui est Paulette……

Ce que j’en pense

Scripte et romancière, Barbara Constantine est la fille du chanteur et acteur Eddie Constantine. « Et puis, Paulette… » est son quatrième roman.

Dans ce roman, Barbara Constantine nous présente l’exemple d’une cohabitation entre tous les âges parfaitement réussie. Il se lit en quelques heures et présente la particularité d’avoir de courts chapitres, 70 en tout, aux titres explicites. Il est à la portée de tous les lecteurs. Le vocabulaire est parfois argotique dans les dialogues ce que j’ai trouvé étrange pour les personnages les plus âgés du roman. Le style d’écriture particulier, celui qui marque l’empreinte de l’auteur et qu’on se plait à retrouver au fil de ses ouvrages, m’a manqué dans ce roman, cela m’a chagriné. Cette absence de style caractéristique est heureusement compensé par des traits d’humour présents tout au long du roman.

Il y a une multitude de personnages (on s’y perd un peu au départ)  et d’animaux dont un âne complètement déjanté (à moins que se ne soient ses interlocuteurs) et le récit est parfois décousu. Mais tous apportent par leurs personnalités hautes en couleurs une touche d’humour au roman.

Mon libraire m’a conseillé de lire ce livre en m’assurant que j’allais y trouver une belle bouffée d’oxygène. Je l’ai trouvé sympathique apportant une note d’espoir sur les relations entre générations. Il tient à mon sens hélas plus du rêve que d’une réalité possible dans un monde en perpétuelle ébullition et aux contraintes économiques grandissantes. Je n’ai pas aimé la fin, si l’on doit voir en cette fin un message d’espoir, c’est par là qu’aurait dû commencer le roman.

Avouons que dans un environnement urbain, la solidaritéreste une utopie inter-générationnelle, bien qu’étant un vrai sujet de société.

Pour terminer sur une note d’optimisme, dans ce roman Barbara Constantine nous démontre que malgré l’âge tout est du domaine du possible. Il reste une bonne lecture.