« La liste de mes envies », Grégoire Delacourt

la liste de mes envies Gregoire Delatour

Editions : Le Livre De Poche,  183 pages
Parution : 2013
Titre : La liste de mes envies
Auteur : Grégoire Delacourt
Genre : Littérature française contemporaine.

Synopsis :

Ne vous êtes jamais vous demandé ce que vous feriez si vous gagniez une grosse somme à un jeu de hasard ? Jocelyne, le personnage principal du roman est une femme simple. Après avoir renoncé à ses rêves de jeunesse,  elle s’est mariée à Jo avec qui elle mène une vie ordinaire. Elle aime sa mercerie, ses amies et lorsqu’elle gagne une grosse somme au loto elle ne sait pas quoi en faire, aussi, elle établit plusieurs listes : celle de ses besoins, celle de ses folies, celle de ses envies.

Mon avis :

L’écriture est très belle, vraiment très belle et l’histoire se lit rapidement. Elle est agréable et touchante mais pas forcément toujours réaliste et crédible : comment est il possible de gagner tant d’argent et d’avoir  l’idée de cacher un chèque dans une chaussure au fond d’un placard ?  J’ai trouvé cette réaction un peu étrange. Faut il considérer que le chèque représente le rêve et que ne pas y accéder revient à ne pas le briser ?
Un second point m’a dérangé durant ma lecture : j’ai eu l’impression, que l’histoire se déroulait de nos jours mais que Jocelyne vivait dans sa tête dans les années 1960 et ce décalage m’a perturbé à de nombreuses reprises.

La philosophie de ce livre est simple, elle pose la question omniprésente dans le roman de la relation entre l’argent et le bonheur et de notre capacité à être heureux avec ce que l’on possède : l’argent fait il le bonheur ? Peut il alimenter les rêves ou au contraire devenir un cauchemar ?  On s’attend à une réflexion beaucoup plus élaborée sur le bonheur et sur l’argent, or elle est traitée de manière simple accessible à tous les publics. Il faut retenir le message final à savoir que le bonheur se trouve dans les mille et une petites choses que l’on a constamment à portée  de la main, encore faut il savoir prendre le temps de regarder autour de soi pour s’en rendre compte et saisir ces instants éphèmères.

Je ne souhaite retenir qu’une citation à propos du bonheur , celle qui m’a le plus touché car je la trouve la plus représentative et la plus lucide du livre : « Je possédais ce que l’argent ne pouvait pas acheter mais juste détruire » et qui démontre que l’argent ne fait pas le bonheur…(même si à mon humble avis il y contribue fortement).

Conclusion :

Ce roman a remporté un vif succès, et de ce fait, je m’attendais à plus complexe dans la réflexion et c’est aussi bien ainsi. Je ne peux pas dire que j’ai été déçue car j’ai beaucoup aimé ma lecture qui fut une lecture de vacances sans prise de tête ( je vous la recommande d’ailleurs ),  mais au vu de son succès j’attendais juste à ce qu’il se démarque davantage.

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« L’Apiculteur », Maxence Fermine

apiculteur
Editions : Le Livre De Poche
Nombre de pages : 221 pages
Parution : 2000
ISBN :9782253152569
Titre : « L’Apiculteur »
Auteur : Maxence Fermine
Genre : Conte Philosophique

« Alors il comprit que l’homme s’était éloigné petit à petit un peu plus de son paradis. Et il se prit à rêver de devenir une abeille. »

Résumé :

« Je recherche l’or du temps », écrivit le poète André Breton. Cette maxime aurait pu être celle d’Aurélien, héros de ce roman d’aventures initiatique. Depuis qu’une abeille a déposé sur sa ligne de vie une fine trace de pollen doré, ce jeune Provençal de la fin du xixe siècle ne rêve plus que de l’or – un or symbolique, poétique, qui représente bien plus que le métal précieux. Son rêve le décidera à se détourner des champs de lavande familiaux pour installer des ruches et fabriquer le miel le plus suave. Puis, après l’anéantissement de son travail par un violent orage, à partir pour l’Abyssinie, où l’attend une femme à la peau d’or, qu’il a vue en rêve…

Mon avis :

« L’Apiculteur » est un court conte philosophique à l’écriture simple et aux très courts chapitres de parfois moins d’une demie page, il est dominé par les couleurs jaune et or qui représentent la quête de l’absolu.  Au cours son voyage initiatique dans de lointaines contrées, Aurélien Rochefer nous amène à réfléchir sur le sens de la vie, sur nos rêves et nos passions et en tire comme morale qu’il faut vivre ses rêves et écouter son coeur mais l’on va souvent chercher très loin ce que l’on a autour de soi et que l’on ne voit pas.

Ce petit livre traite de la quête du bonheur, et au premier abord, je n’ai pas trouvé le thème original puisque c’est un thème que l’on retrouve dans de nombreux ouvrages littéraires (« L’Alchimiste » de Paulo Coelho par exemple). J’ai pourtant été agréablement surprise de découvrir  la manière particulière dont Maxence Fermine a traité le sujet au travers de son obsession des couleurs jaune et or. Ces couleurs remplissent entièrement l’ouvrage et on se laisse entrainer par la douceur du texte et on s’imagine les odeurs qui s’en dégagent.  J’ai été surprise par le style que j’attendais poétiquement plus prononcé alors que les courts chapitres desservent plutôt ce style. Ici, il n’y a point d’envolée lyrique il faut se concentrer sur les idées suggérées et laisser vagabonder son imaginaire.

Conclusion :

J’ai beaucoup aimé cette lecture qui fut agréable pour les raisons évoquées un peu plus haut mais ce n’est quand même pas un coup de coeur. La mise en page étant trop minimaliste et les thèmes abordés déjà vus  même si la manière de les transmettre fait preuve d’originalité. Il y a des lectures qui restent dans l’esprit et d’autres qui s’oublient, je pense que celle ci fera partie de celles qui restent, aussi, je vous recommande ce roman qui peut surprendre mais qui ne laisse pas indifférent.