« Puzzle » Franck THILLIEZ

Puzzle

Editions : Fleuve Noir , 429 pages
Parution : 2013
Titre :  » Puzzle « 
Auteur : Franck Thilliez

Quatrième de couverture

Accepteriez-vous de mourir… dans un jeu ? Ilan et Chloé sont spécialistes des chasses au trésor. Longtemps, ils ont rêvé de participer à la partie ultime. Celle de ce jeu mystérieux dont on ne connaît pas les règles, seulement le nom : Paranoïa. Le jour venu, ils reçoivent enfin la règle numéro 1 : Quoi qu’il arrive, rien de ce que vous allez vivre n’est la réalité. Il s’agit d’un jeu. Suivie, quelques heures plus tard, de la règle numéro 2 : l’un d’entre vous va mourir. Quand les joueurs trouvent un premier cadavre, quand Ilan découvre des informations liées à la disparition toujours inexpliquée de ses parents, la distinction entre le jeu et la réalité est de plus en plus difficile à établir. Paranoïa peut alors réellement commencer…

Mon avis :

Happée par l’histoire, j’ai dévoré ce roman, un thriller psychologique ou se mêlent le jeu, la réalité et la folie. On tente de démêler l’intrigue grâce aux indices fournis par l’auteur, on rassemble les pièces du Puzzle mais l’on oscille sans cesse entre différentes hypothèses sans pouvoir vraiment dire avec certitude quel sera le dénouement. On échafaude des scénarios vite contredits par la suite du roman. On se laisse aisément manipuler au travers de cette confusion entre le virtuel,  le réel, la confusion de l’esprit. L’intrigue qui se déroule en huis-clos au sein d’un hôpital psychiatrique abandonné en pleine montagne est superbement menée sous forme d’une traque, il y a du suspens de la peur, l’ambiance est angoissante. On perd tous ses repères et entre les différents participants, on se demande sans cesse qui est qui  et quelles sont ses motivations.
Ce livre a été une excellente lecture proche du coup de coeur jusqu’à ce que le dénouement arrive. A ce moment, tout s’est écroulé : il est exactement celui auquel j’avais pensé dans les toutes premières pages du roman tout en essayant d’en repousser l’idée tellement l’évidence me sautait aux yeux. Cette fin bien trop évidente était pour moi tout simplement impossible.
Franck Thilliez a bien réussi à me faire douter, ce fut une excellente lecture !

« Juste une ombre », Karine Giebel

justeuneombre

Editions : Fleuve Noir, 2012
Titre : « Juste une ombre»
Auteur : Karine Giebel

4 ème de couverture

Tu te croyais forte. Invincible. Installée sur ton piédestal, tu imaginais pouvoir régenter le monde.
Tu manipules ? Tu deviendras une proie.
Tu domines ? Tu deviendras une esclave.

Tu mènes une vie normale, banale, plutôt enviable. Tu as su t’imposer dans ce monde, y trouver ta place.
Et puis un jour…
Un jour, tu te retournes et tu vois une ombre derrière toi.
À partir de ce jour-là, elle te poursuit. Sans relâche.
Juste une ombre.
Sans visage, sans nom, sans mobile déclaré.
On te suit dans la rue, on ouvre ton courrier, on ferme tes fenêtres.
On t’observe jusque dans les moments les plus intimes.
Les flics te conseillent d’aller consulter un psychiatre. Tes amis s’écartent de toi.
Personne ne te comprend, personne ne peut t’aider. Tu es seule.
Et l’ombre est toujours là. Dans ta vie, dans ton dos.
Ou seulement dans ta tête ?
Le temps que tu comprennes, il sera peut-être trop tard…

Tu commandes ? Apprends l’obéissance.
Tu méprises ? Apprends le respect.
Tu veux vivre ? Meurs en silence…

Ce que j’en pense :

Cloé est une jeune femme sur le point d’atteindre l’apogée de sa carrière professionnelle. Arriviste et sans scrupule, elle nourrit l’intention de prendre la tête de la société dans laquelle elle travaille. Son comportement méprisant  en fait le style de personne que l’on  se prend d’emblée à haïr. Alors qu’elle rentre chez elle, elle est suivie par une « Ombre » cette ombre qui va la poursuivre tout au long de l’histoire.
Gomez est un flic veuf depuis peu et que la vie n’a pas épargné.
Deux personnages atypiques, qui, dans le cadre d’une enquête « en off » vont finir par se rencontrer et pendant laquelle on assiste à la lente descente aux enfers de Cloé vers la folie.

Karine Giebel manie le suspens avec habilité, tout au long du roman on navigue entre réalité et folie sans pouvoir distinguer le vrai du faux, on a envie de savoir qui poursuit Cloé…..Bertrand son ex petit ami ? Carole ou Romain la meilleure amie de Cloé et son petit ami ….. tout de même pas Gomez…. ???  Et finalement, cet agresseur existe t’il vraiment et quelles sont ses motivations? Et si Cloé était vraiment paranoïaque ? Tant de questions auxquelles on cherche à répondre si bien que l’on tourne les pages très vite pour y trouver des réponses et pour savoir ce qu’il va arriver à Cloé. La fin est une fin à laquelle je ne m’attendais pas, ce n’est pas du tout celle que je souhaitais mais après tout c’est le choix de l’auteur ……

C’est le premier roman de Karine Giebel que je lis, c’est également mon premier thriller psychologique. J’ai tant aimé cette histoire diabolique aux frontières de la paranoïa que j’ai l’intention de découvrir ses autres romans. Une excellente lecture !