» L’homme qui devint gorille « , H.J. MAGOG

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« L’homme qui devint gorille » H.J MAGOG, 288 pages.
Editions : Editions de l’Evolution, 2013

Le roman, « L’homme qui devint gorille » est un roman paru en 1930 dans Cosmopolites, Collection du lecteur n°40.
L’auteur, Henri-Georges Jeanne, connu sous le pseudonyme de  H. J. Magog, est né le 29 mai 1877 à Laon (02) , mort en 1947. Il est auteur de romans policiers.
Jacques Bierne Professeur émérite en biologie génétique de l’Université de Reims « tente de répondre à l’issue du roman. Il ausculte l’hypothèse de l’échange du cerveau entre un homme et un gorille et présente le résultat hallucinant d’expériences bien réelles qu’il a menées. »

Je remercie Sara des Editions de l’Evolution et Pierre de Babelio Masse Critique qui m’ont fait parvenir cet ouvrage dans le cadre d’un partenariat avec Masse Critique et les Editions de l’Evolution. L’ouvrage, « L’homme qui devint gorille » de H.J MAGOG a été publié en 2013 dans une collection intitulée Science en Fiction. Cette collection associe une enquête scientifique au roman d’aventure. En fin de roman, un dossier scientifique d’un vingtaine de pages fait le point sur ce que la science de 2013 pense du sujet du roman.
Selon le site de l’éditeur, cette collection  « se veut divertissement documenté pour les uns, éveil au questionnement scientifique au détour d’une belle histoire pour les autres. A la portée de tous les curieux (depuis l’adolescence). »

Le thème du roman est l’échange d’un cerveau entre un homme et un gorille et traite des conséquences multiples de cette transplantation.

4ième de couverture :

Furtif dans la nuit parisienne, un visiteur vient s’offrir à deux savants inquiétants pour l’expérience ultime dont ils rêvent : l’échange de cerveaux entre un homme et un gorille. Le Professeur Scalpel et son acolyte le Docteur Silence ne sont pas longs à accepter. Mais quand le cerveau transplanté s’éveille dans l’immense corps velu, rien ne va plus !
Violette et Roland, naguère fiancés, voient leurs projets dévastés : Roland, devenu fou, doit être enfermé à l’asile. Quant à l’esprit de Roland, c’est pire, il se croit transformé en gorille…
Cauchemar, folie, prodige… ou sinistre machination ?
Au rythme joyeux et truculent de Godolphin le manager du gorille, c’est pourtant une enquête au plus profond de l’étrangeté qui attend Roland et sa fiancée, quand l’esprit se voit – ou se croit ?- à jamais proscrit de la condition humaine.

Mon avis :

J’avoue que ce livre est le genre de livre qu’il ne me serait pas venu à l’esprit de lire si j’en avais eu le choix, mais ma candidature tardive laissée sur le site Masse Critique de Babelio en a décidé autrement et le hasard a finalement fort bien fait les choses.

J’ai commencé ce livre avec une légère triple appréhension, celle d’avoir entre les mains un ouvrage truffé de références scientifiques, celle de lire une enquête un peu usée par le temps  et celle de l’angoisse du mélange des genres. Disons le clairement, la science vulgarisée dans un ouvrage littéraire n’est pas le genre que j’apprécie le plus.
Fort heureusement, j’ai vite découvert que l’ouvrage était un vrai roman sans références scientifiques et qui de plus, se lisait facilement en dépit du style années 1930 un peu trop classique , mais  ce qui dans le contexte est plutôt un point positif. Concernant l’histoire en elle même, elle est simple, logique, peu de suspens sur son déroulement, on devine facilement la suite mais en fait un livre agréable à lire en compagnie duquel on passe un bon moment.  Sa construction le rend facilement accessible dès 12 ans. Je ne sais trop comment classifier le genre de ce roman mais je peux dire qu’il se situe à la frontière entre la science en fiction et le fantastique.

J’ai beaucoup aimé l’originalité de la collection associant une enquête scientifique à un roman publié depuis de nombreuses années. C’est un concept que je n’avais jusqu’alors jamais rencontré et qui met en évidence les progrès de la science tout en expliquant le roman.
J’ai simplement regretté la couverture aux coloris un peu tristes, trop foncés . J’aurais préféré, tout en gardant le graphisme respectant l’époque du roman, y voir associer des couleurs plus gaies et plus attractives.

En conclusion, ce livre est une belle découverte qui n’aurait pu se produire sans l’aide de  Pierre de Masse Critique et de Sara des Editions de l’Evolution. Je les remercie chaleureusement.