« Et puis, Paulette… », Barbara Constantine

Etpuispaulette

Editions : Le Livre de Poche , 281 pages
Date de parution : Dépôt légal première publication avril 2013
Titre : « Et puis, Paulette… »
Auteure : Barbara Constantine

Résumé

Depuis le décès de son épouse et le départ de ses enfants, Ferdinand vit seul dans sa grande ferme. Un jour, il découvre que sa voisine Marceline à le toit de sa maison qui menace de s’effondrer et l’invite à partager une partie de la ferme.

Tout au long du roman, la ferme de Ferdinand se remplit, Guy l’ami devenu veuf s’installe dans la ferme, puis c’est au tour des soeurs Lumière ainsi que de Muriel une jeune étudiante et Kim, les générations se mélangent et la ferme reprend vie.

C’est en toute dernière page du roman que l’on apprend qui est Paulette……

Ce que j’en pense

Scripte et romancière, Barbara Constantine est la fille du chanteur et acteur Eddie Constantine. « Et puis, Paulette… » est son quatrième roman.

Dans ce roman, Barbara Constantine nous présente l’exemple d’une cohabitation entre tous les âges parfaitement réussie. Il se lit en quelques heures et présente la particularité d’avoir de courts chapitres, 70 en tout, aux titres explicites. Il est à la portée de tous les lecteurs. Le vocabulaire est parfois argotique dans les dialogues ce que j’ai trouvé étrange pour les personnages les plus âgés du roman. Le style d’écriture particulier, celui qui marque l’empreinte de l’auteur et qu’on se plait à retrouver au fil de ses ouvrages, m’a manqué dans ce roman, cela m’a chagriné. Cette absence de style caractéristique est heureusement compensé par des traits d’humour présents tout au long du roman.

Il y a une multitude de personnages (on s’y perd un peu au départ)  et d’animaux dont un âne complètement déjanté (à moins que se ne soient ses interlocuteurs) et le récit est parfois décousu. Mais tous apportent par leurs personnalités hautes en couleurs une touche d’humour au roman.

Mon libraire m’a conseillé de lire ce livre en m’assurant que j’allais y trouver une belle bouffée d’oxygène. Je l’ai trouvé sympathique apportant une note d’espoir sur les relations entre générations. Il tient à mon sens hélas plus du rêve que d’une réalité possible dans un monde en perpétuelle ébullition et aux contraintes économiques grandissantes. Je n’ai pas aimé la fin, si l’on doit voir en cette fin un message d’espoir, c’est par là qu’aurait dû commencer le roman.

Avouons que dans un environnement urbain, la solidaritéreste une utopie inter-générationnelle, bien qu’étant un vrai sujet de société.

Pour terminer sur une note d’optimisme, dans ce roman Barbara Constantine nous démontre que malgré l’âge tout est du domaine du possible. Il reste une bonne lecture.

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