« Rose », Tatiana De Rosnay

Rose

Editions : Héloïse d’Ormesson , 247 pages
Parution : 2011
Titre :  » Rose « 
Auteur : Tatiana de Rosnay

Quatrième de couverture

Paris sous le Second Empire. Les ambitieux travaux d’Haussmann détruisent des quartiers entiers, générant des milliers d’expropriations douloureuses. Loin du tumulte, Rose Bazelet mène une vie paisible, au rythme de sa lecture du Petit Journal et de ses promenades au Luxembourg. Jusqu’au jour où elle reçoit la fatidique lettre du préfet :  sa maison, située sur le tracé du boulevard Saint-Germain, doit être démolie. Liée par une promesse faite à son mari, elle ne peut se résoudre à partir. Contre le baron, contre l’empereur, Rose va se battre pour sauver la demeure familiale qui renferme un secret jalousement gardé.

Mon avis

J’avais quitté Tatiana de Rosay et « Spirales » avec un avis mitigé mais en gardant l’envie et la curiosité de découvrir un autre roman de l’auteure.  Lorsque j’ai eu l’occasion d’emprunter « Rose » à  ma médiathèque et je n’ai pas hésité une seconde.

Dès les premières lignes j’ai su que « Rose » serait différent de « Spirales ». Le style, l’ambiance du roman, les personnages n’ont rien en commun avec ceux de « Spirales ». J’ai apprécié les descriptions qui relatent parfaitement le Paris d’avant les grands travaux des boulevards et la lutte quotidienne de ses habitants contre ces travaux de rénovation entrepris par le Baron Haussmann. Les sentiments des parisiens luttant pour conserver leurs maisons et leurs souvenirs sont admirablement bien dépeints au travers du personnage principal du roman : Rose. J’ai trouvé la plume de l’auteur admirable et d’une grande sensibilité, parfaitement respectueuse de l’époque à laquelle le roman se déroule.

J’ai beaucoup aimé l’ambiance touchante et teintée de nostalgie de ce roman, j’ai trouvé le personnage de Rose attachant cependant un peu froid envers son entourage.

Ce livre fut vraiment une excellente lecture, un coup de coeur. Ma seule réserve concerne la forme de l’ouvrage qui se présente sous une forme épistolaire, forme que je n’apprécie pas particulièrement. Cela n’engage que moi et n’enlève rien à la qualité de l’ouvrage.

Le sujet de ce roman m’a donné l’envie de redécouvrir Zola et notamment la Curée afin d’y recueillir sa vision contemporaine des faits.

J’ai beaucoup aimé ce roman, plein de tendresse et de nostalgie.

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